La perte de son enfant
20/04/2009 13:53 par monangemaelys
Il n'y a rien de plus grand
C'est un cri du coeur
C'est une profonde douleur
C'est un sentiment indescriptible
Une souffrance indélébile
Un manque irremplaçable
Un souvenir ineffaçable
C'est un sang empoisonné
Un froid glacé
Une âme déchirée
Une vie entière gachée
Meurtri par une absence
Plus rien n'a de sens
Mais il faut continuer
Continuer pour l'être aimé
Pour l'être tant pleuré
Pour lui dont le coeur s'est arrêté
Car qu'en arrivera le rendez vous
Il doit être fier de vous...
Au revoir mon petit papillon
Je pleure mon enfant qui est mort...
Mais en même temps, j'entends sa voix qui me dit
Avec une légère impatience ;
Maman ne te tracasse pas pour moi,
Maman n'en reste pas là.
Oui mon départ t'a fait très mal,
Oui, tu as toujours mal.
Mais tu sais maintenant que c'est un envol
Non un naufrage.
Oui, je sais, cela est inguérissable...
Mais que cela ne t'empêche pas de penser aux autres et aussi à toi.
Continue à cueillir, Maman, tous les bonheurs de la vie
Même les plus petits, même s'ils ont un arrière goût de cendre parfois.
Fais moi plaisir, chante, Ecoute de la musique.
Crée quelque chose de tes mains.
Crée quelque chose avec ton cœur, avec ta tête.
Sans cesser de pleurer peut-être ! Mais crée !
Que même mon départ devienne pour toi source de vie...
Je t'en prie ne t'abandonne pas.
Continue, va !
Tu le sais, je suis avec toi tous les jours.
JE TE VEUX VIVANTE MAMAN !
J'ai trouvé ce poème que j'ai trouvé très beau et tellement vrai… A méditer pour certaines personnes…
Je vous en prie, ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter, je ne le surmonterai jamais.
Je vous en prie, ne me dites pas qu'elle est mieux là où elle est maintenant, elle n'est pas ici auprès de moi.
Je vous en prie, ne me dites pas qu'elle ne souffre plus, je n'ai toujours pas accepté qu'elle ait dû souffrir.
Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.
Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir, le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Je vous en prie, ne me dites pas “au moins vous l'avez eu pendant tel nombre d'années”, selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir?
Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez d'elle.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer
Rita Moran
Maman,
Voilà presque 7 mois que nous sommes séparées.
Une journée après l'autre, de défaites en victoires,
Je t'ai vu doucement accepter mon départ.
De remises en question en doutes interminables,
Tu apprends peu à peu à vivre l'inacceptable.
Je suis heureuse, maman, quand je te vois sourire,
Et quand je sens en toi lentement la paix venir.
Je peux voir dans ton coeur que la colère s'efface,
Et que c'est notre amour qui enfin prend sa place.
Je peux voir la tendresse inonder ton sourire,
Quand tu penses en silence à ts nos souvenirs.
Je peux voir ton visage, d'où s'effacent les larmes,
Et où colère et peine déposent enfin les armes.
Alors pourquoi, parfois, ce chagrin dans tes yeux ?
Et pourquoi cette douleur, qui soudain ressurgit ?
Toi qui m'as eu, maman, l'espace de quelques mois,
Dans ton ventre blotti, là, tout au creux de toi …
A ma manière ,tu ne seras pas seule, dans ce si long cheminement,
Je serai là, maman, blotti tout contre toi …
La mort n'est rien,
Je suis seulement passé dans la pièce d'à coté,
Je suis moi, vous êtes vous,
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours,
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné
Parlez moi comme vous l'avez toujours fait,
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble,
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été,
Le fil n'est pas coupé,
Pourquoi serais-he hors de vos pensées ?
Simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre coté du chemin…
Il y a quelques heures, un nouvel ange est arrivé au paradis.
A son arrivée, on lui remet une chandelle.
La coutume exige que chaque soir les petits anges entrent dans le ciel avec leur chandelle allumée.
Mais, soir après soir, les petits anges entrent, sauf lui, car sa chandelle, juste au moment où il va franchir la porte, s'éteint.
Il doit donc rester en dehors des portes du ciel. Assit sur un petit banc.
Quand un soir, un des petits anges de la procession s'arrête et lui demande : Pourquoi ne viens-tu nous rejoindre ?
Je ne peux pas, dit-il Mais pourquoi tous les soirs ta chandelle s'éteint avant que tu entres ? Je n'y peux rien, ce sont les larmes de ma mère qui l'éteind …
-Nous aimerions que vous n’ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant décédé, à nous parler d’elle. Elle a vécu, il est important pour nous d’entendre son nom et de parler d’elle, alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous fertait sentir sa mystérieuse présence.
-Si nous sommes émus, que les larmes nous inoncent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sur que ce n’est pas parce que vous nous avez blessé. C’est sa mort qui nous fait pleurer, elle nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.
-Nous aimerions que vous n’essayiez pas d’oublier notre princesse, d’en effacer son souvenir, pour nous, ça serait la faire mourir une seconde fois.
-Etre parents en deuil n’est pas contagieux, ne vous éloignez pas de nous.
-Nous aimerions que vous sachiez que la perte d’un enfants est differente de toutes les autres pertes ; c’est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d’un parent, d’un conjoint ou d’un animal.
-Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrond à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
-Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
-Sachez aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d’un enfant. Essayez de nous accepter dans l’état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
-Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne, nous ne serons plus celle ou celui que nous étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustrés. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécirez-vous de nouveau ?
-Le jour anniversaire de la naissance de notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu’en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à elle ; alors ne vous efforcez pas de nous divertir…
-Et je répète pour terminer, le deuil n’est pas une maladie.